Réouverture de l’hôpital à Bangui

Save the Children fournit de l’aide humanitaire en République centrafricaine et réunit des enfants qui ont fui seuls et leur famille.

20.01.2014
Après la démission du Président et du Premier ministre, la situation reste chaotique en République centrafricaine. Depuis que des combats ont éclaté en décembre dernier, des centaines de milliers de familles ont été déplacées et ont urgemment besoin de nourriture, de protection et de soins médicaux. Jusqu’à présent, Save the Children a pu fournir une aide humanitaire à presque 68 000 personnes et réunir plus de 150 enfants séparés de leurs parents durant leur fuite.

La semaine passée, Save the Children a permis la réouverture d’un hôpital à Bangui, capitale du pays. L’établissement avait été attaqué par des groupes armés en décembre, une dizaine de personnes au moins avaient été tuées. Plus de 150 médecins, infirmières et aides-soignants ont pu reprendre le travail. Pour protéger le personnel de l’hôpital et les patients, des soldats de la paix burundais montent la garde devant le bâtiment. Dans les premiers jours qui ont suivi la réouverture, plus de 500 personnes ont déjà pu y être soignées.

Les installations civiles doivent être surveillées

Dans la capitale, les besoins sont énormes – des centaines de milliers de personnes se sont réfugiées à Bangui pour échapper à la violence et ont urgemment besoin de traitements médicaux.

Robert Lankenau, collaborateur de Save the Children, déclare: «Grâce à la réouverture de l’hôpital, nous pouvons atteindre de nombreuses personnes – par exemple, des enfants souffrant de paludisme ou des mères qui doivent subir d’urgence une césarienne. Mais vu l’insécurité qui règne, cet hôpital n’est qu’un petit havre de paix. Si nous voulons que toute la population puisse jouir d’un suivi médical, il faut que la situation se stabilise dans le pays.»

Save the Children exige que les troupes chargées du maintien de la paix protègent en particulier les installations civiles comme les écoles et les hôpitaux, pour éviter que la situation humanitaire ne se dégrade encore davantage.